C'est scandaleux dans un état de droit républicain, qu'un cartel privé puisse manipuler de la sorte les autorités administratives françaises et européennes et se garantir une impunité totale. Il n'est pas exclu que cette pratique soit illicite, en cas d'abus, cela pourrait constituer dans certaines circonstances, le délit de trafic dinfluence (mais de toutes façons, ces faits sont prescrits).
De plus, se pose le problème de la responsabilité de l'Etat
qui a soutenu et privatisé les banques membres du groupement pour gérer des prérogatives
de services publics de façon monopolistique.
Documents janvier 1992
Ces documents internes du Conseil de Direction (instance dirigeante
du GIE Cartes Bancaires) nous ont été communiqués par un informateur.
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Début du Conseil de Direction (représentant des grosses banques) du 24 janvier 1992. Synthèse de la stratégie de lobbying : découpage entre lobbying interne français et lobbying européen. Sachant que les banques se servent de l'Etat Français pour appuyer son lobbying. |
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1. Objectifs du lobbying : faire cesser les actions en abus de position dominante de la commission européenne puis
d'obtenir une réglementation satisfaisante pour les banques.
Thèmes de lobbying : 2.1. mobiliser les acteurs institutionnels français et générer un sentiment de fierté auprès d'eux. |
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Argumentaire lobbying français interne : Performances du système Cartes Bancaires et
Analyse des systèmes des différents pays européens |
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Lobbying européen : les acteurs cibles du lobbying. Argumentaire : "l'entente constitue le produit" |
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Lobbying européen, argumentaire : 2.2.1 avantages des réseaux de cartes bancaires et impacts économiques 2.2.2 les réseaux cartes bancaires, instrument de l'unification européenne |
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Lobbying européen, argumentaire : 2.2.3 problème de principe posé par la démarche de la commission européenne. |
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Lobbying européen, modalités : 3.1 sensibilisation intensive, diversifiée et coordonnée. Les conséquences économiques de l'action de la commission européenne pour problème de concurrence seraient contraires aux buts de développement du marché unique. Son analyse n'est pas partagée, mobilisation de toute la communauté bancaire internationale sous avec une "coordination forte et une discipline" |
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Lobbying européen, modalités (suite) : trois types de damarche 1- rendez-vous d'acteurs au niveau national et communautaire. 2- rédaction d'argumentaires en français et en anglais suivant le type de public. 3- contactsavec les autres banquiers pour qu'ils relaient eux-mêmes le message Début liste de contacts au Ministère de l'Economie et des finances |
| page 9 | Suite contacts : à la Direction du Trésor, à la Direction Générale de la Concurrence, au ministère de l'Industrie |
| page 10 | Suite contacts : AFNOR, Ministère de la Justice, Ministère de la Recherche, Patronat, Sénat, Assemblée Nationale |
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Suite contacts : parlementaires désignés comme compétents en matière bancaire Contacts commission européenne : cabinet du président de la commission, service juridique, DG II, DG III |
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Suite contacts commission européenne :
DG IV (concurrence), DG XIII (Télécoms et industries de l'Information),
DG XV (Institutions financières), DG XXIII Commerce, Politique d'Entreprise
Contacts Ministère des affaires étrangères |
| page 13 | Contacts Parlement européen |
| Visites 1991 page 1 | Visites déjà effectuées en 1991, commission européenne, cabinet du Président Delors, Cabinet de Sir Brittan, DG IV |
| Visites 1991 page 2 | Visites déjà effectuées en 1991, Fédération bancaire européenne, autorités de tutelle françaises |
| Visites 1991 page 3 | Visites déjà effectuées en 1991, Direction de la Concurrence, Conseil de la concurrence, Banque de France, Commission bancaire, Comité des établissements de crédit |
Résultat de la construction européenne avec les banques : elles prélèvent des commissions sur les transactions faites dans la zone euro où il n'y a pas de risque de change !
| page 1 | Présentation du contexte nécessitant une action à l'internationale pour le Groupement des cartes bancaires. |
| page 2 | Plan du document. |
| page 3 | Introduction : changements et évolutions sur la scène internationale. |
| page 4 | Rappel de la charte générale du groupement carte bancaire. |
| page 5 | "Le Groupement Cartes Bancaires définit les règles en France, il constitue une instance décisionnelle unique de la communauté bancaire dans le domaine politique". Tandis qu'Eurocard-Mastercard et Visa s'occupent de problèmes commerciaux et techniques... |
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Répartition des tâches de la mise en oeuvre : le conseil de Direction s'occupe
des aspects politiques et stratégiques, les dossiers sont gérés par l'administrateur.
Le lobbying et la gestion des contacts est du ressort de la Direction des Affaires Internationales |
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Suite attributions de la Direction des Affaires Internationales Conséquences au niveau français de la création d'Europay Problème de l'acceptation de l'Euro Debit Card |
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Missions internationales : des axes de demain.
On rentre dans le coeur du sujet : les pôles d'action pour la mise en oeuvre pratique du lobbying à l'aide de relations mais aussi d'interopérabilité européenne, de normalisation. |
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Lutte contre la fraudes à l'échelon européen.
Mode de fonctionnement interne au groupement. |
| page 10 | Rencentrage action de la Direction des Affaires Internationales sur les relations européennes et la coordination de l'action. |
| page 1 | Présentation du document sur des thèmes de réflexion à caractère stratégique. |
| page 2 | Plan du document et remarques liminaires : l'objet du document est de se poser quelques questions dont les réponses devront être creusées ultérieurement. |
| page 3 | Liste des évolutions majeures devant marquer les prochaines années. |
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Liste des évolutions majeures devant marquer les prochaines années.
Notamment, les banques s'attendent à une action réglementaire de la Commission Européenne en matière de concurrence, normalisation, protection des consommateurs. Les banques se méfient aussi de l'intérêt des opérateurs télécoms pour la monétique. Notamment, France Télécom a eu une dérogation avec la télécarte qui peut être considérée comme un moyen de paiement dédié. De plus, certaines prestations peuvent être payées par la facture téléphonique. Les banques acceptaient cela dans la mesure où elles n'ont pas d'autres moyens pour payer de petits montants. |
| page 4 | Questions relatives à l'émission de cartes bancaires. |
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Questions relatives à l'acception de cartes bancaires.
Les banques s'inquiètent de voir émerger un oligopole de fait alors qu'elles constituent un monopole de droit et de fait ! |
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Questions relatives à la compensation, autorisation, réseaux, normes.
Les banques s'inquiètent notamment de l'ouverture de leurs réseaux à des non-banques. |
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Questions relatives aux aspects économiques.
Les banques s'inquiètent de distorsion de concurrence d'un pays à l'autre alors que la concurrence est nulle pour les banques françaises ! Se méfient du dual pricing (les banques françaises interdisent aux commerçants de facturer des frais supplémentaires pour les opérations par carte bancaire). Cela entraine une opacité des frais bancaires qui permet aux banques de reporter le coût du système sur le commerçant, le consommateur ne se rend pas compte du prix, les commissions des banques peuvent donc augmenter tranquillement ni vu ni connu et enrichir les banques. S'intéresse aussi aux commissions sur les opérations de retrait par carte étrangère. |
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Questions relatives aux aspects institutionnels (relations avec Visa, Mastercard et Eurochèques).
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| Annexe page 1 | Plan annexe "Organisation de la représentation des banques françaises vis-à-vis du système Eurochèque". |
| Annexe page 2 | Situation actuelle et rôle du groupement vis à vis d'Eurochèque |
| Annexe page 3 | Suite rôle et responsabilité du groupemetn et charges de fonctionnement |
| Annexe page 4 | Problèmatique fusion Eurochèques et Eurocard |
| Annexe page 5 | Esquisse de solution |
| Annexe page 6 | Suite esquisse de solution et mise en place |
| page 1 | Présentation du projet "Acception des paiements en ECU par Cartes Bancaires" |
| page 2 | La phase pilote |
| page 3 | Suite de la phase pilote |
| page 4 | Conduite du projet |
| page 5 | Suite de la conduite du projet dans le domaine de la "communication et de la promotion", ce qui constitue l'essentiel du projet ! |
| page 6 | Budget et subventions attendues |
| page 7 | Suite budget et l'"effet d'annonce" |
| page 1 | Présentation état négociations à l'échelle européenne sur le code de conduite européen "Banque Commerce" |
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Annexe : autres points litigieux. Les commerçants se plaignent qu'ils n'y a pas moyen de négocier les clauses du contrat. Les banques refusent aussi de ventiler les coûts, notamment les banques britanniques et VISA car elles ne veulent pas que des commerçants (donc non bancaire) assument certaines fonctions telles que la garantie de paiement. |
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Annexe : suite autres points litigieux. Les banques refusent un délai de préavis pour suspension du contrat, notamment en cas de fraude. Elles veulent aussi décider arbitrairement si un commerçant peut être réhabilité |
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Annexe : suite autres points litigieux. Des commerçants se plaignent d'être crédités de transactions par carte bancaire puis redébités car elle a été annulée alors que la réglementation française prévoit l'irrévocabilité des transactions. |
| page 5 |
Annexe : suite autres points litigieux. Les commerçants réclament un accès libre au fichier des oppositions mais cela pose à juste titre des problèmes de respect de la vie privée. Plus gênant, les commerçants réclament un accès équitable au système, mais les banques veulent négocier des tarifs à la tête du client pour tirer le maximum de commissions. Cela permet aussi de sélectionner les commerçants dignes d'accepter les cartes bancaires selon des critères insondables |
| Etude sur les modalités du télépaiement, page 1 | Décrit 2 associations s'occupant de télépaiement, notamment l'ADTP composée de façon neutre de banquiers, de constructeurs, de sociétés de services, d'utilisateurs |
| page 2 | Le Comité exécutif s'étonne qu'une association "non bancaire" puisse fixer les règles de la profession, il fixe la façon de noyauter l'association : continuer à participer aux structures de l'association afin de l'espionner et de bénéficier de son travail de veille technologique en attendant la mise en place de structures parallèles... |
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