Organisation des distributeurs de billets en France :
les retraits sont on-line avec autorisation systématique. Le PIN Block (code confidentiel saisi et formaté) est chiffré (par une clé de transport appelé KT) et véhiculé jusqu'au serveur d'autorisations de l'émetteur (généralement via le RCB).
Seul l'émetteur (ou le serveur secours de l'émetteur) peut contrôler le code. Cette opération se fait sur enceinte sécuritaire (BNT, HSM, ...).
L'émetteur centralise donc les codes faux consécutifs. Un code juste remet le compteur de code faux à zéro.
Au bout de 3 codes faux la carte est mise en opposition temporaire et la carte sera alors systématiquement capturée avant même un nouveau contrôle de code.
Les codes faux sont donc bien centralisés, que le porteur soit en France ou à l'étranger, sur n'importe quel DAB. Changer de DAB ne sert à rien car l'acquéreur n'intervient pas sur le contrôle de code.
L'opposition temporaire peut être levée grâce à une demande de restitution de carte (le porteur récupère sa carte à l'agence en justifiant de son identité).
Elle est aussi souvent levée automatiquement au bout de 7 jours, car toutes les agences ne peuvent pas forcément générer une demande de restitution (via le RCB).
Le code secret à 4 chiffres ne sert pas à l'authentification de la puce de la carte bancaire (voir explorateur, il ne sert qu'à insérer une transaction dans l'historique de la puce)
Le code secret à 4 chiffres est sur la carte à puce mais il ne peut pas être lu (à moins d'avoir recours à des techniques sophistiquées)
Pour les transactions par carte bancaire à puce faites chez les commerçants, le système suivant est utilisé :
- l'utilisateur rentre sa carte bancaire à puce dans le lecteur
- il rentre son code secret à 4 chiffres.
- le terminal de paiement vérifie si la carte n'a pas fait l'objet d'une opposition
(il dispose d'une liste de 2000 numéros interdits correspondant à des cartes perdues ou volées, cette liste est téléchargée chaque soir)
- le terminal de paiement vérifie le cumul de transactions faite par la puce dans la semaine et s'il dépasse un seuil fixé par la carte
ou si la transaction a un montant supérieur à un seuil (généralement de 600 francs), une demande d'autorisation est faite par appel téléphonique à
un central d'autorisation de la banque du commerçant.
- des demandes d'autorisation sont également faites de façon aléatoire par certains terminaux de paiement.
- la demande d'autorisation vise à vérifier que le numéro de carte ne correspond pas à un numéro perdu ou volé ou que le solde du compte bancaire du porteur est suffisant.
- le commerçant peut éviter la demande d'autorisation qui est parfois longue
(par exemple le samedi dans les grandes surfaces, si la queue est longue, la caissière force la demande d'autorisation).
- du fait de la multiplicité des centres d'autorisation (un par grosse banque) qui ne sont pas synchronisés en temps réel entre eux,
la banque émettrice n'est pas forcément appelée et les transactions correspondant à un compte inexistant ou lorsque le seuil hebdomadaire est dépassé
ne sont pas forcément interdites.
- dans certains cas (gros montant ou seuil hebdomadaire dépassé), l'autorisation est différée et peut aller jusqu'à l'autorisation manuelle du chargé de clientèle du teneur
de compte dans la banque (cela décale de quelques jours la transaction si elle se fait le samedi et que l'agence bancaire est fermée).
- quand la transaction est acceptée, l'opération est inscrite sur le relevé d'opération de la puce et une facturette est émise avec un certificat de paiement qui sert de preuve au commerçant.
- quand la transaction est interdite, le commerçant devrait capturer les cartes contrefaites ou appartenant à un tiers (il bénéficie d'une prime s'il le fait),
mais le commerçant ne connait pas le motif de l'interdiction, il peut s'agir simplement du fait que le porteur de carte a dépasé le plafond d'achat hebdomadaire.
- le certificat de paiement contient des informations permettant à la banque de détecter si la carte bancaire utilisée est vraie ou un simulacre
mais c'est invérifiable par les tiers car obtenu par calcul cryptographique (DES 56 bits) à partir d'informations secrètes stockées sur la puce et connues seulement de la banque émettrice.
- parfois ce certificat de paiement est mal calculé par le matériel du commerçant
(notamment dans la grande distribution qui ont des systèmes de paiement intégrés développés par eux-mêmes. Comme ces informations sont invérifiables car il est invérifiable et ils n'ont pas les moyens de savoir si
- le soir le commerçant envoie le cumul de toutes les opérations de la journée à la banque.
- les transactions faites avec un numéro inexistant seraient alors détectées le soir et le numéro correspondant mis sur liste rouge. Les Yescard méthode Humpich ne seraient donc utilisables qu'un jour
(mais les terminaux de paiement ne stockant que 2000 numéros interdits, cette liste peut s'avérer insuffisante)
- Le certificat de paiement n'est donc envoyé (ce n'est pas toujours le cas, cela dépend des terminaux) que le soir à la banque du commerçant (pas la banque émettrice)
Il serait possible que ce certificat de paiement soit envoyé à la banque émettrice qui recalculerait alors le certificat de paiement et le mettrait en opposition (sous réserve, cela n'est pas toujours fait car certains terminaux calculent mal ce certificat de paiement)
les numéros de carte qui ont été utilisées avec un certificat faux, les Yescard clone de carte existante
ne durerait donc qu'un jour, il faudrait changer de numéro chaque jour.
- En fait la vocation de ce certificat de paiement est d'être vérifié manuellement quelques semaines plus tard par la banque émettrice qui le demande à la banque du commerçant
dans le cadre d'une enquête en cas de contestation d'un porteur, les banques n'ont jamais prévu de vérifier ce certificat de paiement en ligne, il ne s'agit pas d'un verrou.
- En cas de contestation, si le porteur de carte n'a pas détruit la puce, il peut montrer que le relevé des opérations inscrites sur la puce ne comprend
pas la transaction contestée.
Liste complète vulnérabilités figée au 28/04/2001
Si vous connaissez une attaque qui ne figure pas dans cette liste ou rapporter une fraude pratiquée,
veuillez nous contacter.
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