La carte bleue à puce est falsifiable !
La démonstration qui a été faite
Dans deux stations de métro à des heures d'affluence, on a utilisé
des distributeurs automatiques. 10 achats avec 10 leurres de cartes bleues
y ont été faits au total. Des carnets de billets RATP (qui représentent le
plus petit achat possible payable en carte bleue) ont été obtenus. Les
numéros de cartes envoyés par les cartes-leurres aux terminaux étaient de
la forme :
XXXX XX98 7654 321X
XXXX XX09 8765 432X
XXXX XX10 9876 543X
etc.
Ces numéros sont choisis de manière à montrer qu'ils
peuvent être choisis arbitrairement.
Quand
le terminal de paiement demandait à l'utilisateur le code à quatre
chiffres de la carte, il suffisait de taper quatre chiffres au hasard et
le code était accepté.
Les coupons achetés et les
facturettes correspondantes ont été remis au GIE Cartes Bleues.
Ce qui est impliqué techniquement
La simple démonstration du
point précédent a déclenché une forte réaction. C'est en effet la preuve
que tout le système actuel est obsolète. Pouvoir générer des cartes
à puces avec des numéros arbitraires et faire en sorte qu'ils
soient authentifiés par le terminal de paiement signifie qu'elles sont
falsifiables. Il est possible de mettre des numéros de cartes
existantes ou des numéros fantaisistes.
La
carte bleue à puce sert uniquement à authentifier le moyen de paiement et
son appartenance au porteur par le code à quatre chiffres. La carte perd
donc tout intérêt pratique car n'a plus de raison technique
d'exister.
Toutes les transactions effectuées
aujourd'hui avec les cartes concernées sont sujettes à caution. Elles ne
devraient plus pouvoir avoir de valeur contractuelle. Par exemple
n'importe qui pourrait aller à sa banque contester un achat qu'il aurait
fait : il est maintenant prouvé que quelqu'un d'autre aurait pu payer
avec une carte générée avec le même numéro.
Technique RSA d'authentification
Voir article de Louis Guillou dans les annales des télécommunications en 1988
Ce qui est impliqué économiquement
Une carte à puce n'existe que comme instrument d'authentification : perdant cette qualité elle ne
vaut plus rien.
Afin de remédier au problème il
est inévitable de les remplacer toutes et d'en inventer de nouvelles. Il
est imparable au minimum de modifier tous les terminaux de paiement, et
probablement de les remplacer. Le budget se chiffre en milliards de francs
lourds. Les concurrents du GIE Cartes Bleues comme American Express par
exemple, qui ont choisi des solutions sans puce, voient leur position
économique grandement consolidée.
Les développements futurs sont menacés
Développement international :
La carte bleue à puce est une solution française : elle diminue
ses chances de pouvoir être étendue à l'international. L'image de
l'industrie nationale dans une de ses grandes composantes actuelles est
mise à mal. La France est mal positionnée pour négocier ses accords
commerciaux internationaux sur le sujet.
Capitalisation :
Il faut
repenser les standards de protection actuels avant de pouvoir à nouveau
développer les futures cartes porte-monnaie, et les cartes de paiement
spécialisées.
Commerce électronique :
Le
développement du commerce électronique ne peut plus se faire comme prévu
avec un simple terminal lecteur de carte bleues connecté chez soi à son
ordinateur.
La position apparente du GIE Cartes Bleues
Que penserait-on d'un constructeur d'avion (Boeing ou Airbus Industrie) qui, sachant que ses avions ne sont
pas fiables, les vendrait tout de même en étouffant le sujet ?
C'est la position actuelle de GIE Cartes Bleues.
Aujourd'hui des industriels et des banques sont abusés par un produit que
l'on sait dangereux. On leur fait croire que les cartes à puces apportent
une sécurité dans les transactions financières alors qu'il n'en est plus
rien.
Cette position est criminelle à une grande
échelle.
Les dangers du recul
Quand les bouteilles de Perrier
étaient suspectées contenir du benzène, elles ont toutes été retirées du
marché et remplacées. À l'inverse l'affaire du sang contaminé montre que
ne pas réagir conduit à une situation plus grave aux conséquences lourdes,
irréparables. La position actuelle du GIE Cartes Bleues se trouve dans
cette situation.
Les experts avaient prévenus des lacunes en 1988 soit 5 ans avant le déploiement du système
Voir les détails ici
Objectifs de Serge Humpich
Cette démonstration technique a été réalisée par
Serge Humpich dans le but de montrer la faille
technique de ce moyen de paiement.
Il était prévu qu'une interview serait diffusée sur Canal+ le
dimanche 20 juin 1999 au "Vrai Journal" de Karl 0.
Mais le GIE Carte Bleue a fait cette émission !!!
Est-ce cela la liberté d'expression ?? Qu'en pensez-vous, M. Karl 0 ??
Bonjour la démocratie !!!
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en la transmettant par courrier à tous vos correspondants