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09/11/2000 Opération barbouze au cartel des banques
Olivier Foll, à l'origine en 1996-97 d'un scandale politico-judiciaire,
s'est reconverti comme chasseur de taupes pour le compte du Groupement Cartes Bancaires.
Ancien chargé de mission pour la sécurité au cabinet d'Edouard Balladur et ancien directeur de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris,
il s'était en effet illustré en ordonnant, le 27 juin 1996, aux policiers accompagnant le juge Halphen
de ne pas l'aider lors de la perquisition au domicile des époux Tibéri, place du Panthéon.
Ce petit juge téméraire avait tout de même réussi, malgré la volonté des grands flics, à saisir ce jour là
le fameux rapport de 20 pages de Xavière Tiberi sur la francophonie, facturé 200 000 francs malgré les fôtes d'orthographe.
Suite à cette sombre affaire, où la justice a été entravée à des fins politiques,
il avait été suspendu par la justice pendant 6 mois de
ces fonctions d'officier de police judiciaire pour "attitude incompatible avec sa fonction de directeur de la PJ",
mais il était resté à ses fonctions de directeur de la police judiciaire de Paris malgré le rejet de son pourvoi en cassation le 26 février 1997.
Cela avait provoqué les colères des syndicats de magistrats, de policiers, des verts et des socialistes,
qui dénonçaient les pressions du pouvoir politique sur la Justice,
tandis que Jean Louis Debré, ministre de l'intérieur,
lui affichait son soutien sans faille, affirmant qu'Olivier Foll avait donné "l'ordre qu'il fallait" lors de la perquisition
chez les Tibéri et dénonçait la chasse aux sorcières.
Les socialistes, ont tenu leurs promesses électorales et ont tout de suite muté Foll après leur retour au pouvoir en 1997.
Suite à cette saga, il part à la retraite en 1998 et fonde
une entreprise de détective privé,
il a alors travaillé en 1999 pour le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux chargé d'une mission en "intelligence économique" et de conseil
en sûreté des installations et des personnes
[source : Journal en Toute Sécurité 15 mai 1999 (édition papier)]
profitant de ses amitiés suivies au sein du RPR avec Jérôme Monod, un des fondateurs du RPR, ancien secrétaire général du RPR et président du conseil de surveillance de Suez Lyonnaise des Eaux)
Recruté par le président du conseil de Direction,
on le retrouve donc depuis quelques mois au cartel des banques, assisté de plusieurs inspecteurs,
pour faire le boulot ingrat de démasquer des taupes et surveiller le personnel.
Cette vaine chasse aux sorcières désorganise le cartel des banques et
cela ne va pas améliorer l'ambiance de suspicion entre les personnes.
Selon certaines rumeurs, une taupe du cartel est même accusée de vendre à l'étranger des documents confidentiels !
Mais on n'a pas bien compris qui était assez bête pour acheter des documents publiés gratuitement sur ce site...
Donc tant que cette thèse du complot de l'étranger fait vivre des consultants en "intelligence économique", tant mieux pour eux.
A noter que suite à des dérives répétées de policiers adeptes de la "tricoche", le gouvernement a présenté lors du conseil des ministres du 14 mai 2000,
un projet de loi pour interdire l'embauche par des entreprises de sécurité des policiers partis de la fonction publique depuis moins de 5 ans.
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